Ca y est, on est de vrais parents !

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A la question « quand est-ce que vous vous êtes sentis parents ?« , certaines femmes répondent « dès que j’ai su que j’étais enceinte » ou encore « quand je l’ai senti bouger dans mon ventre« . Pour d’autres, papas ou mamans, c’est « au moment où ils l’ont pris dans leurs bras » ou « au premier regard / sourire /  mot / collier de pâtes / portrait en pâte à modeler (quoooooiiiiii, c’est ma tête CA ??!!!!). »

Nous, on répondra « QUAND ON EST ALLÉS AUX URGENCES POUR LA PREMIÈRE FOIS ! »

Le premier signe

Dîner chez des copains. « Qu’est-ce qu’elle est cool votre fille, on ne l’entend pas« . C’est marrant ça, car normalement au moment du dîner, elle est super reloue euh chiante enfin légèrement agitée (voir l’article « et votre couple dans tout ça ?« ). Je m’approche de ma fille l’air méfiant. Et c’est vrai que là elle dort. Très profondément. Dis-donc elle serait pas un peu stone là ? Allez, on prend la température « frontalement », soulagement, elle a 37,4°, on peut finir nos sushis !

On se paiera même le luxe de se faire une nuit de 9h avant que le couperet ne tombe le lendemain matin : elle a plus de 38 de fièvre (la ligne rouge pour un bébé de moins de 3 mois). Notre train de retour pour Paris est 5h plus tard (bah oui on n’est pas chez nous, c’est beaucoup plus drôle !). On dit adieu à nos billets et on fonce aux urgences pédiatriques de Bron.

Une journée aux urgences

12h30 : arrivée aux urgences – On comprend enfin nos potes-parents qui nous disaient « On n’est pas vraiment parents tant qu’on n’est pas passés par la case urgences » : j’ai l’impression d’être dans la salle d’attente de la Gare de Lyon un 1er août, sauf que là, les gens sont vachement moins bronzés. Faut dire qu’on a bien choisi notre jour : c’est un DIMANCHE du mois de FÉVRIER au moment des pics de gastro et de grippe.

On respire un grand coup et on se faufile dans la queue en évitant de glisser sur une flaque de vomi.

12h50 : une infirmière examine Gabrielle pour évaluer le degré d’urgence. Reprise de température et shot de doliprane.

13h : on est pris en priorité et on s’installe dans la salle d’attente réservée aux bébés de moins de 3 mois. 4m2 et 8 chaises pour accueillir poussettes, bébés hurlant et parents (plus ou moins) affolés. On se tient chaud et on se refile nos microbes dans un joyeux (?) brouhaha !

13h15 : on déchante quand on se rend compte que certains parents sont là depuis 9h30 du matin.

14h : on n’a toujours pas vu le médecin mais on reprend la température de Gabrielle. Bonne nouvelle, la fièvre est redescendue. Mauvaise nouvelle : on n’est plus du tout prioritaires !

15h03 : le petit Tiago, 2 mois, vient de vomir et de repeindre son berceau. Il est recouvert de lait de la tête aux pieds. Les parents sont au bord de la crise de nerfs (moi, de la crise de fou-rire nerveux)

15h17 : je fais les 100 pas dans le couloir avec la puce dans les bras. Quelqu’un finira bien par avoir pitié de nous ?

16h24 : 1h et 7 minutes plus tard, les efforts paient : ça y est on vient nous chercher pour voir le pédiatre. Ah non, en fait c’est la stagiaire qui nous reçoit. Il faudra attendre encore une demi-heure pour que Gabrielle soit examinée. La fièvre est retombée mais par mesure de précaution, il faut faire prise de sang et test urinaire.

17h15 : je sens le papa super stressé. « Mais t’inquiètes pas chéri, ça va aller« . En fait c’est la finale de handball qui commence. Et, évidemment, on ne capte pas dans la salle d’attente.

17h20 : on annonce aux parents de Tiago que leur petit a une gastro (franchement, j’aurais pu leur dire, moi !). Regards de compassion.

17h45 : on fait enfin la prise de sang et le test pipi. Gabrielle hurle quand on lui fait la piqure. M’en fous, pour moi c’est la plus courageuse. On nous annonce qu’on aura les résultats 1h plus tard. Là c’est moi qui hurle.

18h45 : la France a gagné la finale de handball et le papa s’est fait un nouveau copain (qui avait un Iphone qui captait). Nous, on n’a toujours pas nos résultats.

19h30 : tout va bien, les résultats sont bons, on sort avec notre « passe », une ordonnance de …. Doliprane, sous les applaudissements des parents qui attendent encore. Après quelques accolades, embrassades (avec masque !) et mots d’encouragement, on est LIBRES !

20h : on rentre fourbus à la maison. Heureusement, un réconfortant lapin à la moutarde préparé par pôpô (et Picard) nous attend. On se fait même livrer à domicile les médicaments par une cousine de la famille, pharmacienne et on échappe à la galère de trouver une pharmacie de garde un dimanche soir à 21h. Et ça, ça n’a pas de prix !

Épilogue

7h d’attente pour avoir une ordonnance de doliprane, donc. Mais, avec des petits bouts de moins de 3 mois, c’est le jeu ma pôv Lucette ! Et on a échappé à la nuit à l’hôpital, donc on ne va pas se plaindre. En espérant que tous les petits croisés là-bas se portent mieux…

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