LES CAPRICES DE GABY (en plein dedans !)

On est au parc avec ma fille. Il fait beau, il n’y a pas trop de monde. Les 5m2 d’espace n’ont pas encore été envahis par les familles du quartier. Dans mon sac ballon, doudou et gâteaux. Tout est sous contrôle.

Tout est sous contrôle …. jusqu’à ce que j’aperçois mon PIRE CAUCHEMAR.

 

Elle est dans un coin, délaissée quelques instants par son heureuse propriétaire, occupée à piquer la trottinette de son voisin (lui-même en train de se faire la malle sur le vélo du gamin qui s’éclate au toboggan !) …

LA POUSSETTE ROSE AVEC UNE POUPÉE DEDANS !

poussette-jouet

Mon stress monte d’un cran, mon cœur s’emballe, mes jambes flageolent. J’essaie de détourner l’attention de ma fille, en lui envoyant le ballon (qui rebondit sur sa tête et atterrit aux pieds d’un autre enfant qui s’empresse de s’en emparer).. C’est trop tard. Elle a suivi mon regard et l’a vue. Je ne peux rien faire : elle fonce vers l’objet tant convoité. Je m’approche de la maman. Sourire contrit, excuses bredouillées. Elle n’a pas l’air de se formaliser, elle en a vu d’autres et autorise d’un geste de la tête ma fille à jouer avec la poussette.

Voulant montrer à quel point je suis une mère responsable  (mais surtout pour mettre à profit toutes mes heures passées devant Super Nanny), je me mets à la hauteur de Gabrielle et la préviens d’une voix calme mais ferme : « Ok tu peux jouer un peu avec la poussette tant que la-petite-fille-à-la-poussette joue-avec-la trotinette-du-petit-garçon-qui-joue-avec-le-vélo-de-son-voisin-qui-lui-s’éclate-au-toboggan mais je te préviens tu lui rends quand elle veut la récupérer. »

Mais elle est déjà partie de l’autre côté du square. Je sais que le drame n’est pas loin, que ce n’est qu’une question de minutes. Alors, je m’assois, résignée. Et j’attends. La sentence ne tarde pas à tomber. Premier cri : la petite-fille-à-la-poussette a vu ma fille passer en trombe devant elle avec SA poussette. Moment de stupeur. Mais elle ne tarde pas à réagir et à foncer vers ma fille en hoquetant. Deuxième cri. De ma fille cette fois, qui ne veut pas lâcher l’objet du drame.

S’ensuit une course poursuite entre les 2 gamines. Cris, larmes, hurlements. Je m’approche de Gabrielle. Qui, après avoir finalement lâché la poussette, est en train de se rouler par terre et de trépigner.

26066664 - illustration of a little girl throwing a tantrum

 

« Mais comment en suis-je arrivée là ? ». Les autres parents me regardent solidaires (et heureux, les soupçonne-je, que ce ne soit pas leur enfant qui fait une scène).

J’hésite sur la technique à adopter. Dois-je essayer de contenir la crise en lui offrant gâteaux et autres diversions ? Ou la punir et la mettre au coin dans le parc ? Lui expliquer avec patience et douceur ? La brusquer et l’engueuler ?

Tous les regards sont posés sur moi. On m’attend au tournant je le sais. Que ferait Super Nanny dans ces moments-là ?

Je sors mon téléphone de la poche et appelle le papa :

« VA M’ACHETER TOUT DE SUITE UNE POUSSETTE POUR GABY ET RAMÈNE-LA DANS LES 15 MINUTES OU JE DEMANDE LE DIVORCE !!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Et tant pis pour les conseils de Super Nanny !!!!

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