Ma « to do list » la veille de l’adaptation à la crèche

Voilà, on a fait l’entrée en crèche de Gabrielle !!! Voici un petit mémo / « to do list » pour tous ceux qui vont (bientôt) passer par là ! Pour les autres, ben vous ne vous en faites pas, moi aussi j’ai raté la plupart des points ci-dessous…

 

1- Choisir la tenue de l’enfant et ça ce n’est pas une mince affaire ! Pantalon ou Robe ? Quelle couleur ? (Rose ça fait trop fifille, bleu, on risque la prendre pour un garçon …) Collant ou legging ? (ah non, ni collant, ni legging, ça fait vraiment genre « on la couve trop !! »). Et il faut des chaussettes et des chaussures, tu crois ? Prévoir bien 2h, donc.

2- Choisir sa propre tenue (aussi importante que la tenue de son enfant).. Ben oui, c’est vrai, y a des papas aussi à la crèche ! 🙂

3- Retourner son appartement pour retrouver les formulaires et documents que la directrice de la crèche nous avait donnés lors de l’inscription, 2 mois auparavant. MAIS ILS SONT OU CES P—– DE DOCUMENTS ?????? Mais siiiii, c’est toi qui les avais rangés souviens-toi !!!

4- Remplir ces fameux formulaires et documents.

5- Faire signer le « certificat d’entrée en crèche » par le médecin AVANT le début de la crèche sous peine de se faire engueuler par son pédiatre quand on l’appelle en panique le jour J en lui suppliant de nous prendre en urgence (faut dire que la dernière fois qu’on lui a fait le coup c’était pour …. des piqures de moustique, qu’on avait prises pour des boutons de varicelle !)

6- Dormir avec le doudou de son enfant (qu’on a acheté en triple auparavant, nous sommes prévoyants) pour qu’il ait notre odeur le jour J. Attention, ne pas oublier de l’enlever de son pull au moment de partir au boulot et éviter les zones à risque : aisselles, sous les pieds, entre les jambes … etc

7- Prévenir son boulot pour dire qu’on sera là de 11h à 16h cette semaine. Et la semaine d’après. Et puis tout le mois de septembre. Nan mais c’est vrai, l’adaptation de son enfant n’a pas de prix !

8- Investir dans une bonne paire de baskets. Non, non, pas pour reprendre le sport, vous n’y pensez pas (je vous ai déjà expliqué pourquoi ici) mais pour gérer les trajets maison-crèche-boulot-crèche-maison-boulot chaque jour !

9- Expliquer à son enfant que demain c’est un grand jour, qu’il/elle va aller à la crèche et se faire plein de copains. Et même si on ne reçoit, en guise de réponses que des « pffff pffff pffff pffff » et des « areuh areuh areuh », nous, on sait qu’il a compris (faut dire qu’il est teeeeeellement éveillé !)

10- Serrer les dents. Allez, ça va bien se passer !

ALORS, BONNE ADAPTATION A TOUS !

 

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Premier mariage avec bébé !

Retour sur le premier mariage de copains avec notre fille de 6 mois !

PREMIER MARIAGE AVEC BEBE

LA MESSE

On s’installe tout au fond et sur les côtés, histoire de pouvoir s’échapper en cas de cris intempestifs en plein milieu de l’échange des consentements. Et on fait bien ! Gabrielle, qui est d’excellente humeur, teste sa voix et fait des vocalises dès l’entrée de la mariée. Les rangs de devant se retournent en souriant, je suis mortifiée, mais je ne vais pas la bâillonner cette enfant ! Heureusement elle a un compagnon de jeu, qui a 1 semaine de différence. On met les poussettes l’une en face de l’autre, et voilà que ça papote, ca bavouille, ca gazouille et ça se lance des regards énamourés. Avec la mère, on fait des projets d’avenir, on les voit déjà mariés. Les rangs de devant se retournent en fronçant des sourcils, cette fois, ce n’est pas à cause des cris des enfants…

Au fil de la cérémonie, les parents avec enfants se retrouvent tous derrière à faire des tours de poussette pour calmer les uns ; à sortir des jeux pour occuper les autres. On dirait un jardin d’enfants improvisé. Les parents, solidaires, se regardent mi-résignés, mi-complices.

12h15 pétantes, c’est l’heure du bib. Ça commence à chouiner (en canon, les uns après les autres, une vraie chorale !). On s’éclipse discrètement avec la mère du futur époux de Gabrielle et on donne le déjeuner dans un resto sur la place de l’église. En 12 minutes, petits pots, biberons, langes et bavoirs jonchent la table. On est à deux doigts de l’accident de purée de sur nos robes de soirées …

On attend la sortie avec un petit café, on est aux meilleures loges pour crier « vive les mariés ! »

 

LE COCKTAIL

Nous sommes accueillis sur le lieu de réception par 4 charmantes jeunes femmes qui s’avèrent être les babysitters pour la soirée. Elles nous proposent de s’occuper de Gabrielle.

– Mais genre maintenant ? Et pour toute la soirée ? Et sans horaire de fin ? Et y a une salle exprès pour les bébés ?

Elles ont à peine le temps de me répondre que j’ai déjà lâché poussette, biberon et enfant et suis partie en courant me chercher une petite coupe !

Bon le truc que je n’avais pas prévu c’est que ma fille épuisée par la journée et ses 2 siestes zappées, se mettrait à hurler devant la nounou. Je finis par lui donner son biberon, en me faisant régulièrement ravitailler en coupes de champagne. Une gorgée pour bébé, une gorgée pour maman ….

A 19h45, je confie Gabrielle aux babysitters, c’est la première à se coucher !

 

LA SOIRÉE

Au début du dîner, je regarde régulièrement mon portable pour vérifier que tout se passe bien. Coups d’œil qui s’espacent de plus en plus, au fur et à mesure que les bouteilles se vident et que les chansons s’enchainent. On va quand même sur place une ou deux fois avec le papa pour faire le point avec les babysitters. Pour retrouver la salle c’est facile, il suffit de suivre les cris des enfants (les « grands » sont gardés à côté), dont le niveau de décibels ferait presque de l’ombre à notre soirée. Gabrielle, elle, dort, imperturbable.

A 1h15, on tombe sur une babysitter qui nous cherche partout. « Euh là, il faut aller chercher votre fille… »

« Ah bon, il y a un problème ? »

« Ben non, mais nous on a fini notre soirée. »

« Me dites pas que c’est la dernière »

« …. »

Et effectivement, son petit lit parapluie est tout seul au milieu de la grande salle vide. Petite pointe de culpabilité (qui ressemble, j’imagine, à celle que peuvent ressentir les parents qui vont régulièrement chercher leur enfant en dernier à la crèche). On la transporte tout doucement, elle se réveille et sourit à tout le monde sur le chemin (quelle mondaine !). On la dépose dans notre chambre. Elle se rendort. Et nous… ben on retourne danser !

On retrouve des gens de la soirée qui nous demandent où on était. Quand on dit qu’on est allés coucher notre fille, ils nous regardent avec des gros yeux « mais vous avez un bébé de 6 mois, vous ?? Ben dis-donc ça se voit pas !!!! »…

Je l’ai pris comme un compliment ! (j’sais pas si j’aurais dû !)

 

LE BRUNCH DU LENDEMAIN

Après une grasse mat’ tout à fait raisonnable (notre fille s’est réveillée à 9h30 !! Quand je vous dis qu’elle est parfaite…), et pour la première fois de l’histoire des mariages, nous sommes arrivés les premiers sur le lieu du brunch ! Les PRE-MIERS ! Foisonnement de viennoiseries, charcuteries, fruits et fromages … Ca ressemble donc à ça un brunch quand on n’arrive pas avec 2h de retard ???

 

LE DIMANCHE SOIR

Inexistant. On s’est endormis, il faisait encore jour. On n’a plus 20 ans, hein ….

En conclusion : merci merci merci merci aux mariés pour avoir eu l’extrême gentillesse de prévoir des babysitters pour tous les parents ! On a pu bien en profiter tout en passant de chouettes moments avec notre choupette !

 

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Dans le grand bain !

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Première baignade de Gabrielle à la piscine : on débarque avec le mini maillot de bain à froufrous offert par belle-maman, le bob (même pas en éponge), les lunettes de soleil -trop grandes évidemment, les espadrilles rapportées du sud par le tonton, la crème solaire 50, le brumisateur, le biberon d’eau, la serviette XXL pour faire 3 tours si besoin… bref, on est parés ET organisés ! Qu’il est loin de temps de « le dernier dans la piscine a un gage ! »

On prépare la demoiselle, et là, affreux doute : « mais au fait, les couches, ça va pas dans l’eau ?! »

La pote chez qui on est nous rassure : « pas besoin de couche, mettez-la toute nue votre fille. »

« T’es sure ? »

« Mais oui, et puis au pire, on a une épuisette, mes filles seront ravies d’aller à la « pêche au caca » ».

Bien, bien, bien.

Voilà donc Gabrielle en costume de bain*, prête à faire le grand saut (mais elle ne le sait pas encore). Le papa va chercher l’appareil pour immortaliser le moment. Je prends ma fille huileuse dans les bras, et mets le premier pied dans la piscine, la vache, c’est froid (l’eau est à 25°, dois-je préciser avant de passer pour une mère indigne) ! Je ne laisse rien paraître et continue à sourire, un peu plus crispée. Je vais jusqu’aux genoux (les miens) et fait tremper ses petits pieds. Tout le monde a l’œil braqué sur ma naïade, il va falloir que je me montre courageuse. Pas de réaction. Je descends jusqu’aux genoux (les siens). Le souffle est un peu court (le mien), la respiration s’accélère (la sienne), allez on va jusqu’au ventre. Ça s’agite drôlement, mais sans larmes ni cris, ma fille est une guerrière (comme sa mère !) !

J’aurais bien tenté le torse mais, malgré de nombreuses contorsions, je n’arrive pas à la plonger plus dans l’eau sans me mouiller davantage. Je dis à qui veut entendre qu’elle commence à en avoir marre (moi j’aurais pu rester des heures évidemment) et la sors de l’eau : « Allez, ma jolie Gaby, tu as été bien courageuse, on va faire un gros câlin » (pour réchauffer maman).

Mais avant on va mettre une couche, hein !

Conclusion : première baignade mitigée : il n’y a pas eu de hurlements mais on ne peut pas dire que ce fut une partie de plaisir pour elle… Pas sure qu’elle soit prête à affronter les 17° de l’Atlantique cet été. Et plus étonnant, c’est lors du bain du soir qu’elle s’est mise à hurler avec une apparente peur de l’eau.

Allez, papa, on va faire un petit tour du côté des bébés nageurs ?

 *Certes c’est une expression qui date des années 1900’s, certes on ne l’emploie plus depuis 1945 et les derniers à en avoir porté sont les personnages de la pub Kodak. Certes. Mais c’est so chic !

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La première cuillerée de courgettes …

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Lors du RDV des 4 mois avec le pédiatre, on a eu notre « passe » pour commencer la DI-VER-SI-FI-CA-TION avec Gabychou début mai. L’impression d’avoir réussi un premier examen et de passer dans la cour des grands.

S’en est suivi 2 longues semaines de réflexion à se poser des questions (vraiment) existentielles : quel légume choisir en premier ? On va dans le camp des pro « purées maisons » ou des pro « petits pots » ? (on a choisi pour l’instant le camp des purées maison parce qu’on avait trop envie d’un babycook– voir l’article ici) Peut-on faire des purées avec haricots surgelés et les recongeler ensuite (d’ailleurs, la réponse m’intéresse toujours …) ? Et des heures à éplucher sites, blogs et forums.

ET ENFIN, LE D-DAY EST ARRIVE –

Attention, ne me jugez pas sur les prochaines lignes qui vont suivre : ça fait déjà mal aux fesses de parler de diversification (et d’aimer ça).

Le matin du D-Day, renommé the Courgettes-Day (on avait finalement opté pour la courgette parce que la courgette, c’est chouette), the C-Day du coup, je me suis réveillée surexcitée et suis allée chercher ma fille en chantonnant. « Et c’est qui la grande fille qui va manger des courgettes tout à l’heure ?  C’est Gabychouuuu » (je vous avais prévenu .. merci de ne pas me juger !). J’étais à 2 doigts de lui faire goûter avec le premier biberon, mais le regard noir du papa qui buvait tranquillement son café m’en a vite dissuadée. Du coup, j’ai décidé d’aller faire les courses pour choisir moi-même les courgettes que ma fille-qui-grandit-tellement-vite allait ingurgiter. Si j’avais pu, je serais aller les cueillir moi-même (moi qui me nourris exclusivement de pâtes chinoises quand le papa n’est pas là pour cuisiner).

A 12h pétantes, je commençais à donner le biberon pendant que le papa gérait la purée de courgettes (finalement, je m’étais désintéressée assez vite du trip « purée maison »)

A 12h10, je demandais « c’est bon ? c’est bientôt prêt car moi j’ai fini le biberon dans 15 minutes ?! ». A 12h15 «  c’est cuit là ou pas ? tu mixes bientôt ? » A 12h23 « J’attaque le rot chéri, il va falloir enchaîner là ! » A 12h25 «ça yyyyyyyy est ! on est prêtes !!! »

Le papa est finalement arrivé triomphant avec son mini-bol de courgettes et sa cuillère en plastique, qu’il a brandit fièrement vers moi le temps d’aller chercher son appareil-photo. Et son trépied. Car on a filmé la scène, oui. (si vous insistez, on pourra vous le montrer à l’occasion…).

Après les réglages de base, j’ai pris ma fille sur les genoux, me suis tournée vers la caméra, ai fait mon plus beau sourire le « genre-je-vois-pas-la-caméra-ah-bon-y-a-une-caméra », ai rempli la cuillière de courgettes et l’ai mise délicatement dans la bouche de ma fille qui …..

…. N’A ABSOLUMENT PAS REAGI !!!!! Ni mouvement de recul accompagné d’une tête dégoûtée, ni sourire de satisfaction et léchage de babine. Cette enfant n’a pas esquissé la moindre réaction, de plaisir ou de mécontentement. RIEN !!!! Elle s’est contentée de faire des bulles vertes avec sa purée. Impossible de savoir si ça lui plaisait ou pas. A se demander si elle a un palais ….

ET NOUS ? Et ben nous, on était les parents les plus fiers du monde !

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Premier babysitting pour Gabrielle !

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Anniversaire d’une amie vendredi soir. Est-ce que ce ne serait pas l’occasion de faire garder Gabrielle ? Après tout on n’a jamais tenté (sauf par des amis, encore merci Jov, Marianne et Lili d’ailleurs), la pépette a pratiquement 4 mois, il va bien falloir se lancer.. La voisine de palier a justement mis un mot dans le hall d’entrée pour faire des babysitts dans l’immeuble, on saute sur l’occasion.

Jeudi soir : je sonne chez les voisins en priant pour qu’ils ne répondent pas. Au moins je pourrais toujours dire que j’ai essayé mais que la babysitter n’était pas là / pas dispo / les 2 jambes dans le plâtre / à Mexico… Manque de bol, la porte s’ouvre. Je tombe sur la mère et lui explique mon « offre ». Elle appelle sa fille, qui est disponible ET ravie. On échange nos numéros (en l’enregistrant à « babysitter », j’ai le cœur serré), on se dit « à demain », pfff je ne peux plus reculer.

Vendredi, début de soirée : avant l’anniversaire, j’ai un pot de départ. J’hésite à repasser par la maison avant de re-sortir histoire de faire la « passation ». Une collègue m’attrape le bras et me dis : « N’Y VA SURTOUT PAS, TU NE REPARTIRAIS JAMAIS. » J’appelle mon mec, il peut gérer. Je noie ma culpabilité dans 3 coupes de champ’ que j’avale cul sec.

20h45, je pars de mon apéro et me dirige vers la soirée. Après quelques verres, j’ai le pas titubant mais plus léger. J’essaie de joindre le papa sur le chemin. Il finit par m »envoyer un texto « ça va mais je ne suis pas encore parti ». Et après 12 appels paniqués, il me répond : « elle ne dort pas du tout, elle n’a pas fait son rot, elle n’arrête pas de pleurer. »

Et pan, la culpabilité revient comme un boomerang. Prends ça dans ta face, mère indigne ! Je lui propose de rentrer, de la garder, c’est pas grave, on aura tenté, et puis franchement je suis crevée … Finalement, la raison (ou l’appel du champagne c’est selon) parle : on va y aller à cette soirée ! Et tous les deux !

En arrivant, je suis limite « nervous-breakdown », d’autant qu’à peine le pas franchi, j’entends des doux babillages : TOUS NOS POTES SONT VENUS AVEC LEURS ENFANTS ! « Ben vous n’êtes pas avec Gabrielle ? Oh, on est déçus, nous. » Rire jaune. J’essaie de faire la mère détachée et sure d’elle « ben non, on a pris une babysitt » » et me jette sur la prise pour brancher mon téléphone.

Quand je reçois enfin le fameux texto « Elle vient de s’endormir », j’ai l’impression d’avoir gagné à l’Euromillions. CHAMPAAAAAGNE POUR TOUT LE MONDE !!!! Mais vite parce qu’on l’a bookée pour 3 heures la babysitt !

Le  plaisir coupable de la soirée : savoir que ce n’est pas TA fille qui pleure et que tu peux finir ton verre tranquillement pendant que les parents se relaient dans la chambre …

Le coup de stress : quand je découvre que notre voisine est au collège et qu’elle n’a jamais fait de babysitting avant …

Le petit plus : le mot laissé à notre attention par la babysitter …

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Premier jour d’adaptation avec la nounou !!!

nounou avec bébé

J-2 avant la reprise du boulot (AU SECOOOUUUUUUURS).

Après m’être renseignée sur la crèche (voir l’article ici) et les assistantes maternelles (voir l’article là), j’ai opté pour la nounou en garde partagée avec mon frère et ma belle-sœur, ces derniers ayant eu l’excellente idée de se ré-installer à Paris à 10 minutes à pied de la maison, et la non moins excellente idée d’avoir une fille de 11 mois. Pour la première fois, et pour faire une journée d’adaptation, la nounou fait la garde chez nous …

9h : la nounou sonne. Je l’accueille en pyjama. (Ben quoi, on m’avait pas dit qu’il fallait que je m’habille, moi !). Je viens de finir de donner le biberon à ma fille, j’ai pas pris de petit déjeuner et c’est complètement le bordel dans l’appart ! Et là, gros flash : dans 2 jours, à la même heure, je devrai être propre, habillée, apprêtée (euh je crois que je vais vite zapper le « apprêtée ») et prête à décoller, ma fille préparée. Avec le sourire en plus.

JE VAIS JAMAIS Y ARRIVER !

9h15 : petit tour de l’appart et mise au point des habitudes de la miss …

10h : je veux m’atteler à la tâche de laver la poussette-double achetée en catastrophe la veille sur le bon coin (bon, d’accord sur ce coup là, on peut pas dire qu’on a été très … organisés !). La nounou me prête main forte, et c’est précieux !

11h : en attendant ma nièce, on va faire un petit tour « de quartier ». Je lui montre le parc de 2m2 (où un SDF est accessoirement en train de pisser). Grosse nostalgie (et pas pour le SDF qui est en train de pisser !) : je ne pourrai plus me prendre mes petits cafés dans le bar du coin un mardi à 11h34 …

11h45 : on rentre à la maison, ma nounou fait le change et me demande du talc car Gaby a le cou irrité et de la crème pour ses fesses. Je n’ai ni l’un ni l’autre. Devrais-je l’ajouter à la liste de l’article « là, j’ai été une mauvaise mère » ?

12h : c’est l’heure du biberon. Je laisse ma nounou lui préparer et lui donner. Ma fille ne bronche pas quand, avec moi, elle rechigne à le finir. Gros pincement au cœur.

13h25 : ma fille dort, je lui fais un bisou en partant. Premier après-midi sans elle depuis 3 mois et demi. Deuxième pincement au cœur.

13h30 : je retrouve ma cops pour aller au ciné. Je commence à voir les avantages d’être en congé mat’ … sans enfant !

13h50 : on arrive au cinéma, j’ouvre mon sac : 12 tickets de ciné qui nagent dans mon portefeuille depuis 5 mois. Ouh la la mais ça fait combien de temps que j’y suis pas allée moi ?

14h00 : je guette mon portable d’un œil. Allez, sois forte, ne le regarde pas pendant le film ! … Je fais semblant de l’éteindre, je le laisse en vibreur dans ma poche, avec ma main posée dessus. Juste « au cas où« .

15h30 : fin de la séance. Je demande à ma copine si elle pense que je peux appeler la nounou « pour faire un ptit coucou et vérifier que tout va bien ». Elle me rassure direct : « t’inquiètes, moi j’ai déposé mon fils à 9h ce matin et j’ai appelé l’ass mat à 11h30 pour prendre des nouvelles. Et ça fait 2 semaines qu’elle le garde. » Elle m’a convaincue ! Je passe un petit coup de fil (presque) sans faire la mère « freaky » !

16h15 : goûter chez une amie dans son nouvel appart. Je pose mon portable entre la tasse à café et la tarte mangue-pommes (délicieuse au passage !). Je me justifie dans « nan mais c’est juste si la nounou m’appelle … comme c’est son premier jour à la maison, elle a peut-être besoin d’indications.« . Je regarde mon portable toutes les 8 secondes environ. Elle n’appelle pas… je devrais être rassurée… JE SUIS VEXÉE !

17h30 : sur le chemin du retour, je croise une femme avec un porte-bébé ET une poussette. Ben dis-donc, elle est courageuse ! En m’approchant je reconnais ma nièce et … le bonnet de ma fille.. Elles ont l’air bien toutes les 3 ! Je rentre chez moi. L’appart pourtant recouvert de peluches et de jouets en tout genre, me parait bien vide !

18h20 : bilan de la première journée. La nounou me dit que c’est tout s’est bien passé entre les 2 louloutes mais que ma fille …. a l’air beaucoup plus capricieuse que sa cousine ! Pffff, A-BSO-LU-MENT PAS, ma fille n’est pas capricieuse, elle discute !!!

18h30 : notre nounou s’en va et embrasse Gabrielle en lui disant « à demain »… Et oui, ce n’est que le début !

21h : je couche ma fille. Elle n’a pas l’air traumatisée du tout (en tout cas moins que moi) et s’endort paisiblement. Qui a dit qu’elle était capricieuse ?

Conclusion : on le sait hein, les journées d’adaptation c’est pas pour les enfants …. mais bien pour les parents ! Et pfff, c’est duuuuuur !

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