Le premier jour du reste de ma vie …

Malgré la séance d’acupuncture et mes cours de yoga prénatal, babychou ne s’était pas retourné (vous saurez pourquoi à la fin de l’article. Quel teasing !). Une césarienne avait donc été programmée le 19 décembre, le premier jour du reste de ma vie.

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J-2 : veille de rentrer à l’hôpital – dernière soirée en amoureux à deux, et pour moi, premier verre de vin* depuis 9 mois. Je suppose que babychou est bien formé à ce stade et il faut bien fêter la naissance à venir et notre dernier restaurant avant un certain temps. L’occasion aussi de prendre une dernière photo de mon bidou …

 

*Alors que mon mec me dit :

– Mais tu es folle de mettre une photo de toi enceinte avec un verre de vin !

– Ben c’est bon, les gens vont pas appeler la SPA !

– Euh tu voulais peut-être dire la DASS ?

J-1 : rendez-vous à 16h30 à l’hôpital. Le stress monte pendant la journée. Je vérifie 12 fois la valise de maternité et rajoute invariablement bodies et pyjamas. Je fais les 100 pas dans l’appart (bel entrainement pour les nuits blanches à venir lorsque je bercerai babychou) et attends. Il est 11h. J’attends.Il est 11h03. J’attends. Il est 11h08. J’attends. Il est 11h11. Bref, j’attends. Et c’est loooooooooong.

Et puis, le temps finit par s’écouler. C’est le moment d’appeler le taxi. On ferme la porte de l’appartement. La prochaine fois qu’on passera le pas de la porte, on sera trois.

Sur le chemin, dernier plaisir coupable : on demande à notre chauffeur de mettre Nostalgie pour que babychou soit dans un environnement qu’il connait.

Il nous dépose devant l’hôpital. Dernière photo souvenir ….

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L’admission se fait assez rapidement et là premier  miracle : J’AI UNE CHAMBRE SEULE !!!!!!!!!! On prend nos appartements, et futur papa se dépêche de vider les valises et de tout ranger dans les placards au cas où ils changent d’avis ! Résultat, 5 minutes plus tard, on a l’impression que je suis installée depuis 1 semaine (j’ai même mon calendrier de l’avent accroché au mur !)

Après quelques examens de routine, on me sert mon plateau repas à 18h30. Le dernier avant trèèèèèèèès longtemps. Futur papa part vers 21h, je me plonge dans un polar en espérant trouver le sommeil. Et je finis pas le trouver. (en revanche, je ne saurai jamais qui est l’assassin : autant vous dire que je n’ai pas eu le temps de le rouvrir depuis !)

The D Day :

6h30 : réveil par la sage-femme, prise de sang et monitoring de contrôle. Petit coup de stress : les battements du cœur sont à 60, la sage-femme panique, demande une echo et me parle de césarienne d’urgence. En fait, c’était MES battements. Fausse alerte donc mais vraie frayeur. Cela fait 11h30 que je suis a jeun.

7h : je vais prendre ma douche à la bétadine et enfile ma tenue de gala : slip jetable, blouse ouverte derrière. Babychou, je serai la plus belle pour te rencontrer. Cela fait 12h que je suis a jeun.

7h12 : je suis prête

8h : Futur papa arrive. on nous annonce qu’on passera plutôt en fin de matinée. L’attente va être longue. Cela fait 13h que je suis a jeun.

11h : pas de nouvelles. On s’occupe comme on peut (jeux de cartes, télé, bouquinage, siestes). Cela fait 14h que je suis a jeun.

12h : on nous annonce qu’il y a eu des urgences. Je devrais passer au bloc vers 14h. On conseille au papa d’aller manger. Il a la délicatesse de se sustenter DEHORS. Cela fait 15h que je suis a jeun.

14h : une sage-femme passe une tête « on ne vous oublie pas hein, mais c’est un peu compliqué aujourd’hui. Elles ont toutes décidé d’accoucher en même temps ! » (« oui mais moi j’avais réservé ! » :-)). Cela fait 17h que je suis a jeun.

15h : on frappe à la porte. C’est le brancardier. Oh mon Dieu, c’est maintenant. JE NE VEUX PLUS Y ALLER !!!!!! Cela fait 16h que je suis a jeun

15h55 : je rentre au bloc.

16h00 : le futur papa me rejoint.

16h06 : j’entends son premier cri. Gabrielle est née. Nous sommes parents.

AVERTISSEMENT : pour des raisons d’intimité je ne rentrerai pas dans les détails des heures qui ont suivi. Autant je peux parler slips jetables et désagréments post-opératoires, mais là, un peu de pudeur, que diable ! (et pour l’anecdote je serai restée 29h à jeun et la princesse ne s’était pas retournée car son cordon était un peu court)

J+1/2/3/4 : les jours qui ont suivi à la maternité se sont entrecoupés de divers examens, visites de la famille, soins de bébé, siestes, cours pratiques (bain, change … etc). J’en profite d’ailleurs pour remercier toutes les équipes de l’hôpital franco-britannique (médecins, sages-femmes, puéricultrices, infirmières… ) qui ont été formidables.

Et puis un jour, on m’a dit que je pouvais sortir.

J+4 : Allez ma Gaby, la vie est devant toi …. Ça va être chouette tu verras !

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J’ai testé pour vous 24h en pyjama pendant mon congé maternité

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L’échéance de la « délivrance » (quel terme magnifique …) s’approchant à grand pas, je me suis dit que j’allais m’offrir un vrai luxe : mieux qu’une journée au SPA ou un massage intégral prénatal, je me suis offert …. une journée complète en PYJAMA !!!!

Comme Hunter S Johnson*, je me suis préparée aussi bien matériellement (remplissage du frigo, réserve de gâteaux et de chocolats, lavage de pyjama et de chaussettes en laine taille 42 rapportées du Népal – vous ai-je déjà dit que j’avais fait un tour du monde ?), que physiquement (insomnies les nuits précédentes pour être à ramasser à la petite cuillère le jour J) et mentalement (coaching devant la glace : « Vas-y Claire t’es la meilleure », après la lecture de Atteindre ses objectifs, yes you can !)

Retour sur cette journée délicieusement régressive. Immersion pendant 24 heures dans la vie d’une fille en congé mat’.

  • 354 : les minutes passées devant la télé (replays de Une maman formidable, Baby boom et Super nanny DANS LA MÊME JOURNÉE ..Oui ça pique un peu les yeux.)
  • 45 : les secondes de honte quand on se rend compte que TF1 et D8 sont devenues nos chaines préférées (mais pas trop le temps de s’appesantir, y a Une maman formidable qui va commencer)
  • 5 : les fenêtres de calendrier de l’avent ouvertes pour fêter l’occasion (si ça se trouve j’ai déjà dépassé la date de mon accouchement … c’est ballot !)
  • 346 : les pages lues de mon bouquin-qu’il-est-bien-quand-on-est-en-congé-mat
  • 14 : les tâches faites sur mon pyjama lors de mes 6 repas quotidiens (il parait qu’il faut FRA-CTIO-NNER)
  • 32 : les sauts de cabri exécutés en regardant la pluie tomber dehors, alors que j’étais au chaud en pilou pilou sous un plaid (et Dieu sait que c’est pas facile de faire des sauts de cabri sous un plaid !)
  • 32 : les mails / textos / coups de fil passés à mes potes parce que j’étais au chaud en pilou pilou sous un plaid alors qu’il pleuvait dehors
  • 31 : les mails / textos / coups de fil d’insulte reçus par mes potes parce que j’étais au chaud en pilou pilou sous un plaid alors qu’il pleuvait dehors (celui qui n’a pas répondu ne captait pas)
  • 0 : le nombre de fois où j’ai culpabilisé de ne rien faire (c’est le gros avantage du congé mat par rapport au chômage)
  • 1 : la valise préparée pour la maternité (celle de BB seulement car moi je ne me voyais pas aller acheter mes slips jetables en pyjama. J’ai ma fierté tout de même)
  • 5 : les tentatives (infructueuses donc) pour me mettre du vernis sur les ongles de pied
  • 3 : les kilos pris en 24h d’inactivité complète
  • 235 : euros. Les sous dépensés sur Amazon, Bébé Concept et Maisons du Monde
  • 22 : minutes. Le temps qu’il m’a fallu pour dépenser mes sous sur Amazon, Bébé Concept et Maisons du Monde

Bon j’avoue j’ai triché ….

  • 6 : minutes. Le temps passé habillée (avec un jean enfilé à la hâte) quand le livreur a sonné pour me déposer un paquet

Il est 12h36. je suis en train de dépasser mes objectifs les plus fous  : CELA FAIT DÉJÀ 36H QUE JE SUIS EN PYJAMA et à 2 doigts de tenter les 48h !!! (mais je risque de finir mère célibataire avant même mon accouchement.).

Alors, Hunter, je fais partie du clan ?

*Hunter S. Thompson : écrivain et journaliste qui a popularisé le principe de « journalisme gonzo », enquête journalistique axée sur l’ultra-subjectivité, faite de récits à la première personne, de rencontres, et de prise de drogues de gavage de chocolat. Il le résumé ainsi : « Le reportage gonzo allie la plume d’un maître-reporter, le talent d’un photographe de renom et les couilles en bronze d’un acteur. » A ressortir à vos prochains dîners mondains, donc.

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